C’est une histoire méconnue de la bombe nucléaire française. Pourtant, sans eux, la France n’aurait pas eu l’indépendance stratégique.
En 1939, le laboratoire de Frédéric Joliot-Curie est à la pointe de la recherche sur la fission nucléaire. Il démontre la possibilité d’une réaction en chaîne de l’uranium.
Mais la débâcle de juin 1940 brise cette dynamique.
Les scientifiques français file en Angleterre pour intégrer le projet Tube Alloys.
En 1942, l’équipe est transférée au Canada pour se rapprocher du projet Manhattan.
Pierre Auger réussit à pénétrer les laboratoires de Chicago grâce à Louis Rapkine, organisateur de la mission scientifique de la France Libre.
Goldschmidt travaille directement sur le plutonium, ramenant au Canada des connaissances, et même quelques microgrammes de cette substance.
Jules Guéron contribue aux recherches sur la séparation isotopique et les procédés chimiques.
Ainsi, le 5 septembre 1945, la pile ZEEP est conçue par Kowarski à Chalk River, au Canada.
C’est le premier réacteur nucléaire fonctionnel construit hors des États-Unis.
À partir de 1946, les « Canadiens » rentrent en France et constituent le noyau fondateur du Commissariat à l’Énergie Atomique voulu par de Gaulle.
Dans la continuité, la pile ZOE est construite en 1948, faisant de la France la 4e puissance nucléaire.
La France Libre a ainsi joué un rôle de renseignement scientifique méconnu, mais décisif.
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