Rando – barbecue de l’ANOCR 34-12-48 (23 juin 2026)

13 juillet 2026

C’était le 23 juin, veille de la Saint-Jean. La température était encore clémente. Météo France annonçait ce jour-là une température anormalement élevée pour un mois de juin.

À 9 h 00, l’heure prévue pour le départ de la marche, nous étions déjà un bon nombre à attendre d’éventuels retardataires devant la façade du Mas Montel. Le sondage laissait entendre qu’il y aurait une participation importante voire exceptionnelle malgré quelques défections. C’est à 9 h 07 que la troupe se mit en route, 16 participants. Un compagnon à 4 pattes était de la partie. La chaleur se faisait déjà sentir, 35° à l’ombre. 

Peu après le départ, les ruines de l’ancien prieuré de Saint-Pierre-d’Aspères apparaissaient (*). Ce prieuré date du IXe siècle et fut la propriété des Bénédictins de Psalmodi près d’Aigues-Mortes. À ce prieuré est accolé un vieux cimetière laissé à l’abandon. Seules subsistent de vieilles stèles toujours dressées, amputées de leur croix, les pierres tombales ayant curieusement disparu. Les herbes folles ont envahi l’espace entre les stèles. Du prieuré ne restent que des pans des murs extérieurs.

Nous marchions sur le chemin de l’Eau Chaude lorsqu’arrivés à Saint-Clément, à peu près à mi-parcours, un superbe pont roman apparut. Ce pont de pierre à 2 arches enjambe le ruisseau du Quiquilhan. Il se trouve sur un chemin de transhumance qui reliait les Cévennes à la mer. Le cadre idéal pour la pause-café. Une nouvelle fois, l’occasion de partager café et biscuits.

Les 3 derniers kilomètres furent parcourus sans encombre. Le raidillon du bois de Boulous a à peine ralenti notre allure. Il était temps d’arriver, la température avait encore grimpé de quelques degrés et beaucoup étaient en nage. La randonnée prit fin à 11 h 05 soit 1 h 57 pour parcourir 7 km avec un dénivelé de 106 m. Malgré la chaleur, nous n’avons pas eu à déplorer d’abandon ou de malaise.

Le nombre de non marcheurs avait grossi et dans l’air flottait une agréable odeur de grillade. Autour du point de cuisson constitué de deux braseros mis gracieusement à notre disposition par le propriétaire du mas, s’affairaient Jean-Michel et Marcel assistés de « Joce » et de notre président, eh oui, qui, pendant que nous marchions, s’étaient chargés de précuire les chipolatas et les merguez.

Un peu plus tard, aux alentours de 11 h 30, Dominique GRANIER, le propriétaire du domaine et son personnel nous invitèrent à nous rapprocher de la table où aurait lieu la dégustation des vins. Sur la table étaient disposés des plats garnis de toasts à la tapenade et à l’houmous et des crudités. Les vins avaient été mis au frais dans la glace pilée. Dominique et Katen assuraient le service tout en présentant les différents vins. Ce fut la curée. Les bras se tendaient, les mains tentaient de saisir un verre ou un toast ou les deux à la fois.

L’appétit vient en mangeant, c’est bien connu. Lorsqu’il n’y eut plus rien à grignoter, tout le monde regagna sa table et le pique-nique put commencer. Les glacières se vidèrent de leur contenu, les plats passèrent de mains en mains, tout fut partagé. Jean-Michel et Marcel, aidés par quelques bénévoles, allaient de table en table pour distribuer les chipolatas et les merguez, accompagnées de pommes de terre cuites à la cendre et de tomates cuites à la plancha.

L’orchestre « les Copains d’Accord » composé de Gérard et de Jean-Michel (le guitariste) était trop occupé à festoyer. Ce n’est qu’une fois rassasiés qu’ils prirent leurs instruments et au son des morceaux qui se succédaient, ceux qui ne souffraient pas d’arthrose ou de rhumatismes se mirent à danser. On retrouva les mêmes irréductibles sur la piste herbeuse de danse, de moins en moins nombreux au fil du temps.

Tout a une fin. Petit à petit les couples, les groupes s’égaillèrent et les musiciens remballèrent leurs instruments. Le silence succéda à l’animation qui avait régné ici une bonne partie de la journée. Il est à noter, cette année encore, la forte participation tant à la marche qu’au barbecue.

Jean DUBEAU

(*) Ce site, effectivement lié aux moines de l’abbaye de Psalmodi, était stratégiquement situé sur les axes commerciaux développés par l’ordre. Ces routes servaient à acheminer et diffuser leurs productions, notamment le sel, les salaisons et le vin vers les régions plus au nord. 

Le site a traversé plus de mille ans d’histoire avant de tomber progressivement dans l’oubli. Son déclin a été marqué par les guerres de religion : l’église déjà en ruine au XVIIe siècle, fut partiellement restaurée, puis finalement incendiée par les Camisards en 1703. 

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