Voyage en Écosse (28 avril – 5 mai 2026)

26 mai 2026

Nous devions être 39 pour ce voyage en Écosse mais Odile Christol et Gérard Lendrin nous ont fait faux bond, interdits par leur médecin de prendre l’avion.
Alors nous sommes 31 à nous regrouper à 7 h 15 du matin le mardi 28 avril devant Gifi, alors que les 6 autres participants ont été récupérés par le car à 6 h 45 à Saint-Mathieu-de-Tréviers, afin que le bus nous emmène à l’aéroport de Marseille.

L’Écosse est un petit pays de 5,8 M d’habitants, pays de légendes… Si les fantômes et le monstre du loch Ness attirent encore quelques amateurs d’étrange, nous avons trouvé avant tout une nature brute et sauvage, une histoire riche et une culture singulière.
Les amoureux de landes couvertes de bruyères et de genêts, de lochs romantiques, de golfs magnifiques dans chaque ville, ont aimé la découverte des Highlands. 
L’Écosse figure parmi les pays les mieux préservés d’Europe ! On y croise bien plus de moutons que d’Écossais et quelques vaches atypiques aux poils longs et à la frange rebelle (Highland cattle), sans oublier les oiseaux qui peuplent les îles dont celle de Skye. 
Quant aux Écossais, on les découvre chaleureux, à l’image de l’atmosphère qui règne souvent dans les pubs. 
Au final, le seul ennemi potentiel des voyageurs en Écosse reste la pluie. Qu’on se rassure : le temps change vite, et les paysages rivalisent de beauté entre chaque grain… Pour notre semaine, la pluie a été absente sauf lors de quelques voyages en car.
Même si le tourisme est en développement, on n’a rencontré que quelques Français qui sont présents à cette période de l’année dont des professeurs d’histoire visitant les différents châteaux avec leurs élèves.

Mardi 28 avril

Gina, notre guide, nous attend à l’aéroport d’Edimbourg, elle est d’origine italo-chilienne et parle un excellent français. Elle est une des guides officiels de l’Écosse. Petit ennui, une valise manque à un des couples mais après les formalités, ils doivent la récupérer le lendemain à l’hôtel où on reste deux nuits.

Mercredi 29 avril

Après le petit déjeuner qu’on prendra vers 7 h 30 chaque jour, aujourd’hui seulement le départ en bus avec notre chauffeur, Arthur, se fait à 9 h sans nos bagages car c’est le seul hôtel où on restera deux nuits. Visite panoramique d’Edimbourg où les constructions sont en grès marron mais elles deviennent noires avec la pollution ; puis passage par la vieille ville, ses rues tortueuses et le Royal Mile en haut duquel se trouve l’imposant château d’Edimbourg. Le château est construit dans le noyau d’un ancien volcan, il témoigne des luttes pour l’indépendance avec Wallace puis Robert de Bruce dont les statues sont dans le château. On trouve aussi la chapelle Sainte Marguerite d’Écosse et au cœur du château, le palais où l’écrivain Scott a retrouvé les trois reliques dont la couronne et le glaive. Derrière la chapelle, le Mons Maig avec ses obus de 250 kg. Puis nous allons au restaurant au pied du château pour déguster le plat national, le Haggis avec sauce whisky et le pudding aux dattes sauce caramel.

L’après-midi, nous visitons la maison des écrivains : Walter Scott, Robert Louis Stevenson, Robert Burns, etc. Puis la cathédrale Saint Gilles, l’hôtel de ville avec le blason portant une femme et une biche en animal de compagnie, biche sauvée de la mort lors d’une chasse par saint Gilles, le patron d’Edimbourg. En chemin, on passe devant la National Gallery, monument de forme grecque et dédié à Walter Scott puis la partie est des jardins de Princess Street où une statue d’éléphant rappelle tous les enfants morts sans sépultures. En car nous allons à la nouvelle ville, passons devant le point le plus élevé d’Edimbourg (251 m) et le palais Holyrood. Retour à l’hôtel pour le dîner.

Jeudi 30 avril

Départ de l’hôtel vers les Kelpies, deux têtes de chevaux, une sculpture d’Andy Scott dans le parc Helix, qui font 30 m de haut et pèsent 300 tonnes. Ils représentent les esprits aquatiques d’une légende celte. Nous arrivons ensuite à Stirling pour visiter le château. Témoin des guerres de l’indépendance de la fin du XIIIe siècle, on voit les familles de Bruce et Byron qui prirent les armes contre le roi d’Angleterre Edouard 1er qui a conquis l’Écosse en 1296. Dans le château, deux cours, l’extérieure et l’intérieure avec les jardins de la reine. Jacques IV a construit la grande salle dorée et il a habité à Stirling. On voit la statue de son fils Jacques V qui, avec son épouse Marie de Guise, a eu comme enfant Marie Stuart. C’est aussi l’histoire de Wallace avec son mémorial où se trouve son épée, de Robert de Bruce qui, en 1328, envahit le nord de l’Angleterre, ce qui oblige Robert II à reconnaître l’indépendance de l’Écosse jusqu’en 1707, où un pacte est signé avec la création du Royaume-Uni.

Le voyage continue par la région de l’Angus et nous arrivons au sud du Royaume de Fife, premier royaume de l’Écosse avec les Picts. On traverse un autre estuaire, celui du fleuve Tay, pour arriver à Saint Andrews. En Écosse, il y a 1754 parcours de golf dont le plus célèbre est celui de cette ville étudiante. Pour faire un parcours et qu’on n’est pas un des abonnés, c’est 340 £. On visite ensuite l’université qui est la troisième plus ancienne derrière Oxford et Cambridge. Pour terminer la journée, visite des ruines de la cathédrale Saint André et remontée vers le nord en direction d’Aberdeen.

Vendredi 1er mai

On quitte l’hôtel à 9 h vers Aberdeen, ville tout en granit au lieu du grès habituel, située à l’embouchure du Don, deuxième fleuve de cette ville avec le Dee qui se jettent dans la mer du Nord. L’université d’Aberdeen date de 1495 et c’est le deuxième plus grand monument en granit après l’Escurial de Madrid. En face on découvre un léopard sculpté par Andy Scott, le sculpteur des Kelpies. On passe devant la très moderne bibliothèque universitaire pour arriver à l’université catholique Elphinstone, havre de paix pour étudier, d’où la sculpture de ce jeune homme très reposé de Kenny Anter.

Après un déjeuner copieux, on part découvrir la vallée de la Speyside et ses nombreuses distilleries. On va visiter celle de Glen Mouray datant de 1897, rachetée en 2008 par la Martiniquaise, filiale de Ricard. Pour un single malt, trois ingrédients sont nécessaires : l’orge, la levure et l’eau. Le minimum de vieillissement c’est 3 ans, pouvant aller jusqu’à 30 voire 50 ans. En Écosse, deux distillations au lieu de trois en Irlande et c’est de la tourbe qui est utilisée pour le séchage de l’orge au début du processus si on veut obtenir un whisky tourbé.

Cette distillerie produit 9 millions de bouteilles par an. La deuxième distillation est réalisée dans des alambics en cuivre pour transmettre plus rapidement la chaleur et passer de 26 % d’alcool en fin de première distillation à plus de 80 % à la fin de la seconde. Comme c’est trop fort, on ne garde que la partie propre de l’alcool, c’est-à-dire le corps. La tête et la queue sont mélangées et envoyées ailleurs. On passe le cœur pour obtenir un alcool d’environ 50 %.

Après de nombreux achats à la boutique, on reprend la route vers Elgin pour voir les ruines de la cathédrale gothique qui faisait 80 m de long et dont la salle de capitulation est orthogonale avec une acoustique remarquable. On trouve dans ces ruines une pierre picte car elle a été trouvée dans la région d’Elgin. On gagne ensuite notre hôtel dans la région d’Inverness.

Samedi 2 mai 2026

Départ vers Inverness la capitale des Highlands. On s’arrête en cours de route pour voir une pierre picte, d’un peuple qui était établi au nord d’Edimbourg, pierre appelée Sueno’s Stone à Forres. Elle fait 6,5 m de haut, datée entre 850 et 950 ans avant J.C., faite en grès jaune avec la croix. On peut voir, d’un côté, deux hommes debout avec des serviteurs les encadrant, certainement l’image d’un couronnement. De l’autre côté ce sont des images d’une bataille que l’on découvre. Ensuite avec le car, on entre dans les Highlands et Gina continue de nous raconter l’histoire de l’Écosse : à la mort de Jacques VI d’Écosse ou Jacques 1er d’Angleterre, le fils de Marie Stuart, c’est un de ses fils, Charles 1er, qui lui succède en 1651, mais comme il meurt rapidement c’est son frère, Jacques VII ou II qui devient roi. Le problème c’est qu’il est catholique alors il part pour l’Angleterre. En 1689, le vicomte d’Andy mène le premier soulèvement, suivi en 1715 par le second soulèvement où le gouvernement anglais est contre les jacobites. Puis en 1745, arrive de France Bonny Prince Charly pour former son armée et combattre pour rétablir les Stuart.

On arrive enfin à Inverness, ville de 48000 habitants où le car s’arrête devant la cathédrale protestante et où Gina nous emmène, en longeant le fleuve Ness dominé par un château reconstruit en 1800, dans Victoria Markett où nous allons pouvoir faire des emplettes : gâteaux écossais, bijoux avec en tiges de bruyère, alcools, vêtements en tartan, etc.

On reprend la route en direction de l’île de Skye à travers des collines recouvertes de bruyères et de genêts ou d’ajoncs et des champs immenses de colza. Après la photographie des vaches écossaises des Highlands avec les femelles aux cornes vers le haut et les mâles avec les cornes vers le bas pour voir leurs deux couches de poils, des poils huileux au-dessus pour les protéger de la pluie et des poils laineux en dessous pour les protéger du froid, on longe le canal calédonien (Caledonia est le nom latin de l’Écosse) qui traverse quatre lochs d’est en ouest avec un estuaire de chaque côté.

On arrive enfin au bord du Loch Ness où l’on déjeune avant de faire notre croisière de 25 mn sur le lac à la recherche de Nessie. Malgré un temps écossais à souhait (brume, froid, crachin breton), personne de notre groupe ne l’a repéré, ni fait une photo, adieu la prime de 1500 £. Alors on descend aux ruines du château d’Urquhart pour se réchauffer en grimpant jusqu’à son centre d’accueil pour retrouver Arthur et son bus.

Pour terminer la journée, arrêt photo incontournable devant le château d’Eilean Donan qui se dresse sur une petite île au bout d’un pittoresque pont de pierre sur un lac entouré de nombreuses forêts, avant de franchir le pont de 2 km de long, nous permettant de rejoindre notre hôtel sur l’île de Skye, la plus grande île de l’archipel des Hébrides Intérieures.

Dimanche 3 mai 2026

Départ à 9 h de l’hôtel pour la découverte de l’île de Skye avec un changement de programme car le ferry du soir ne prend pas de car aujourd’hui, d’où l’obligation de reprendre le pont en soirée, ce qui nous oblige à abandonner la visite de la vallée de Glenfinnan, décor des films d’Harry Potter, pour ne pas nous rallonger de deux heures de car. C’est à Skye que l’on trouve le plus d’habitants parlant le gaëlique, à peu près 3000, sur les 10000 le parlant en Écosse. On y vit de l’élevage des saumon et des moutons, de l’industrie forestière et du tourisme. On s’arrête devant la statue de deux montagnards, John Mac Kenzie, assis et de Normand Collie, debout, qui ont fait la cartographie des Black and Red Collins, chaîne de 14 km de long avec des sommets à plus de 1000 m. C’est sur le petit pont en pierre qu’on fait la photographie de groupe et certains mettent la tête dans l’eau du ruisseau pendant 7 secondes pour essayer de garder une jeunesse éternelle comme le dit la tradition. On continue vers le nord jusqu’aux cascades de Lealt Falls, ne pouvant monter jusqu’à celles de Cul Nam Cnoc car le tournage de Highlanders 2 se déroule dans ce coin aujourd’hui. On fait demi-tour et on s’arrête à la cascade du Voile de la mariée après avoir aperçu dans les nuages les pointes d’Olive Man of Store. Pour le déjeuner, c’est un manoir victorien qui nous accueille avant de visiter Portree, chef-lieu de l’île, avec ses maisons colorées le long du port.

On quitte Skye en traversant de nouveau le long pont et en prenant la route de Fort William qui longe le lac Gary puis le lac Lochy, un des quatre lacs du canal calédonien.

On s’arrête au Commando Memorial, érigé sur le lieu d’entraînement pour les commandos qui participèrent au débarquement de Normandie, que la reine mère a inauguré en 1952, en hommage aux 1700 d’entre eux morts au combat. Les trois soldats regardent le Ben Nevis, mont le plus élevé du Royaume Uni avec ses 1344 m. La fin du canal se trouve à Fort William avec l’estuaire de l’océan Atlantique. On change de région en continuant vers Oban et son port où se trouve notre hôtel et Gina nous relate la fin de l’épopée écossaise avec la demande de Guillaume III d’Orange-Nassau devenu roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande après la Glorieuse Révolution de 1688, aux jacobites de signer l’allégeance au roi d’Angleterre. La signature a lieu à Fort William par le clan Mac Donald après l’accord de Jacques VII qui est en France mais refusé par le clan Mac Campbell qui vont tuer leurs hôtes après avoir habité chez eux durant 6 mois. C’est le massacre de 1692.

Lundi 4 mai 2026

Départ vers 9 h 30 d’Oban petit port de pêche situé en face de l’île de Mull d’où partent de nombreux ferries. On traverse le parc national des Trossachs, plus grand parc national d’Écosse, le long du plus romantique des lochs écossais, le Loch Lomond, d’une superficie de 71 km2 et on s’arrête à Luss, petit village avec des cottages datant de 1800, construits par le patron des mines pour ses ouvriers carreleurs.

On reprend la route jusqu’à Glasgow, la plus grande ville d’Écosse avec ses 500000 habitants, où l’on fait une visite panoramique pour s’arrêter au Kelvingrove Art, musée en grès rouge de 1912 que l’on visite à notre rythme jusqu’au déjeuner car, sur les deux niveaux, on trouve de tout (animaux empaillés, masques de l’Asie, collections d’armes, statues, tableaux, etc.). Tous les jours à 11 h 00, un organiste joue pour le plaisir des visiteurs.

On découvre ensuite la cathédrale protestante Saint Mungo (le bien-aimé) construite entre 1200 et 1500, où Gina nous raconte les quatre miracles qu’on lui attribue et dont les lampadaires en portent les illustrations (l’arbre qui n’a jamais poussé, utilisé pour faire du feu, l’oiseau qui n’a jamais volé, qu’il a ramené à la vie, la cloche qui n’a jamais sonné et perdue en mer, qu’il a retrouvée, le poisson qui n’a jamais nagé et dans la bouche duquel il a récupéré la bague d’une femme qu’un mari croyait volage). Lors de la reprise de la visite panoramique, on passe par la prison, la mairie, les docks, l’église catholique Saint André, la nouvelle salle de concert et le théâtre pour terminer par la visite de l’université datant de 1451. On rejoint notre hôtel dans la banlieue de Glasgow.

Conclusion : Il y a plus de moutons Scottish Blackface en Écosse que d’Écossais. Ce n’est pas la peine d’aller au Japon, il y a de nombreux cerisiers japonais en fleurs en mai en Écosse.

Mardi 5 mai 2026

Départ à 6 h 20 de notre hôtel pour rejoindre en 30 mn l’aéroport de Glasgow, d’où l’on s’envole à 9 h 10. Tout le monde est arrivé à Marseille et aucune valise n’est manquante pour le retour en bus sur Montpellier.

Merci Allain pour ce voyage et vivement la Sicile fin septembre.

SLC